Les Manuscrits
De Qumran
Entre Science
Et Fantaisie
par
Luis Heriberto Rivas
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Un demi-siècle après
leur découverte, les manuscrits trouvés dans onze grottes des environs de la côte
nord-est de la Mer morte continuent d'attirer l'attention tant des
scientifiques que des chercheurs. Ce qui au début était réservé principalement
aux publications destinées aux chercheurs a occupé, en fait, une place toujours
plus considérable dans les milieux de diffusion de masse. En plus des
publications de vulgarisation qui comptent avec un sérieux dossier
scientifique, il existe également une longue liste de "best-sellers"
destinés à informer les non-spécialistes sur le contenu des manuscrits, en même
temps qu'ils promettent de révéler des secrets qui parfois se rapportent à des
scandales du monde des spécialistes, tandis que d'autres dénoncent certaines
manoeuvres sinistres pour les cacher, ou annoncent de nouvelles découvertes qui
marqueraient la fin de la foi chrétienne.
Souvent les périodiques
annoncent des découvertes archéologiques ou un déchiffrement de textes anciens
qui mettraient en question les fondements du christianisme ou ce que,
habituellement, on affirme sur le terrain de la science. Dans ces cas, apparaît
fréquemment le nom de Qumran.
La publication des manuscrits
À partir du moment où
l'on a considéré comme publique l'annonce de la découverte des manuscrits, les
chercheurs firent connaître le contenu de ceux-ci en des livres et des revues
spécialisées, tandis que paraissaient lentement les gros volumes qui
contiennent les fac-similés. Beaucoup de spécialistes qui se servaient de ces
premières publications assumèrent la tâche de les vulgariser.
L'état dans lequel se
trouvent les manuscrits, souvent réduits à de petits fragments de très peu de
centimètres (et parfois de millimètres), est un facteur qui empêche une
publication rapide de ces manuscrits. Pour reconstituer les livres, les
spécialistes doivent s'astreindre à une tâche qui souvent ressemble à la
solution d'un casse-tête. Une fois reconstruit, le livre doit être
translittéré, traduit et finalement interprété, avant d'être confié aux
presses. Ceux qui s'entendent en la matière ne peuvent exiger davantage de
célérité.
Pour éviter que, comme
conséquence de quelque conflit belliqueux, les textes ne puissent se perdre
définitivement, on mit à part quelques copies de la totalité de ces textes,
même de ceux qui n'avaient pas été traduits, et on les déposa en diverses
parties du monde. Sur ces copies pesait une espèce d'embargo de publication, vu
que le département des Antiquités de l'État d'Israël s'en réservait les droits,
mais aux États-Unis on ne se sentit pas lié par cet embargo et en 1991, après
l'annonce selon laquelle Israël ne prendrait pas de mesures légales contre les
éditeurs, parut une publication en deux tomes avec la totalité des textes.
Une histoire différente
des origines du christianisme
Très peu de jours avant
que ne paraisse au jour ladite édition, les journalistes Michael Baigent et
Richard Leigh firent paraître aux États-Unis le livre The Dead Sea Scrolls
Deception [La supercherie des rouleaux de la Mer morte], qui eut une ample
diffusion et fut rapidement traduit en d'autres langues. L'édition qui se vend à
Buenos Aires[1] porte une
bande aguichante: Le livre qui fait trembler le Vatican. D'après ces
auteurs, une grande quantité de textes de Qumran avaient été cachés par les
soins d'un manoeuvre du Vatican, parce qu'en ces textes figurait une version
totalement différente des origines du christianisme. La description présentée
par Baigent et Leigh se révéla un étonnant roman: le Nouveau Testament, rédigé
au 2e siècle, a défiguré les faits, parce que, en réalité, les
premiers habitants de Qumran constituaient un groupe de
"guerrilleros" qui luttaient contre l'occupatiom romaine sous les
ordres de Jacques, que le Nouveau Testament appelle "frère de Jésus"
et qui n'est autre que "le maître de justice", le fondateur de la
Communauté, selon les manuscrits. Saint Paul fut un agent du sanhédrin, qui
pour s'introduire dans la communauté feignit une conversion et fit semblant
qu'il allait recruter des volontaires parmi les Juifs de la diaspora en vue de
la lutte contre les Romains. Mais ce qu'il fit, ce fut d'inventer l'histoire de
Jésus pour brouiller les idées des Juifs et les convertir en fidèles sujets des
Romains. Comme roman, cela pouvait se trouver très intéressant, mais comme
histoire, il y a là-contre que rien de cela n'a pu être trouvé dans les
manuscrits une fois connus dans leur publication intégrale.
En réalité, ces deux
journalistes ne créaient rien de nouveau: ils ne faisaient que suivre les
traces d'un autre collègue, Edmund Wilson, qui en 1955 publia l'annonce que les
manuscrits provoquaient la confusion chez les chrétiens et les Juifs[2].
Ils disposaient également de la conférence et des publications du professeur
John Allegro[3], membre du
comité des chercheurs consacrés à la publication des textes, qui affirmait que
dans les documents il apparaissait que le fondateur de la communauté, le Maître
de justice, avait été crucifié et enseveli, et que ses disciples attendaient sa
résurrection. Plus tard, il dut se rétracter de ces traductions face aux
preuves d'inconsistance apportées par d'autres experts.
John Allegro dénonça,
de même, la fausseté des affirmations selon lesquelles le retard dans la
publication était dû à certaines manoeuvres tendant à empêcher l'édition des
documents, lesquelles manoeuvres auraient émané d'autorités religieuses
craignant que l'on connaisse la vérité sur les origines du christianisme.
L'existence de ce
complot apparaît, de plus, comme thèse du livre de N. A. Silberman, La
guerre des rouleaux de la Mer morte[4]
qui affirme que tout cela est l'oeuvre de spécialistes juifs et chrétiens qui placent
la discipline religieuse avant le respect de la vérité.
Les journalistes M.
Baigent et R. Leigh comptaient aussi avec les théories avancées au cours de la
décennie précédente par Robert H. Eisenman, professeur de l'université de
Californie, selon lesquelles les manuscrits n'appartenaient pas à la date que
leur attribue la grande majorité des spécialistes, ce que démontraient les
analyses au carbone 14. Le professeur Eisenman mit en doute le paiement que
recevaient les collègues pour leur travail, en même temps qu'il relativisait
(ou mieux: dépréciait) la certitude que pouvait donner l'analyse au carbone 14,
même sous sa forme la plus perfectionnée. Il proposa pour les textes de Qumran
une date plus tardive: ils appartiendraient à l'époque des origines du
christianisme et les personnes qui y sont mentionnées sont Jacques, "le
frère de Jésus" (le Maître de justice), saint Paul (l'homme du mensonge)
et le grand-prêtre Anne (le prêtre impie). Robert H. Eisenman est l'un des
responsables de l'édition complète des photographies des manuscrits de Qumran
mentionnées précédemment, mais en celles-ci, on ne peut rien trouver qui
rendent vraisemblables ses théories, si ce n'est à travers une exégèse
capricieuse des textes. Au contraire, on n'a pu trouver dans ces textes que des
noms de personnages appartenant à l'époque pré-chrétienne.
Pour évaluer
correctement ces publications, il importe de savoir que les journalistes
auteurs du livre Les rouleaux de la Mer morte sont connus dans le monde
des publications à sensations pour d'autres livres sur une certaine secte ou
certain groupe ésotérique formé autour de descendants de la lignée de Jésus,
qui subsistent encore et détiennent un plan de domination mondiale[5].
Le professeur John Allegro, de son côté, est l'auteur d'un livre répandu -
édité en espagnol à Buenos Aires - dans lequel il expose la thèse selon
laquelle Jésus Christ n'est rien de plus que la personnification d'un
champignon hallucinogène auquel rendait culte une secte qui se droguait[6]...
Une version un peu
différente des origines du christianisme à Qumran se trouve dans les
publications de mademoiselle Barbara Thiering, professeur de l'université de
Sydney, pour qui le Maître de justice était saint Jean Baptiste et le prêtre
impie, rien de moins que Jésus. Le Seigneur aurait un été un moine de Qumran
opposé au rigoureux Baptiste en raison de son ouverture aux pécheurs et aux
marginalisés. Condamné à mort par Pilate, il fut retiré de la croix avec une
mort qui fut apparente grâce à un breuvage narcotique. Une fois rétabli par les
soins médicaux des Esséniens, il voyagea à Rome, se maria d'abord avec Marie-Madeleine
et plus tard avec Lydie (de Philippes), desquelles il eut deux enfants. La
critique que l'on peut faire de cette théorie ne diffère en rien de la
précédente: en plus d'être un roman surprenant, elle n'a aucun appui dans les
textes qui indubitablement sont de l'époque pré-chrétienne. Pour arriver aux
conclusions indiquées, il faut changer le sens des mots et utiliser une exégèse
inacceptable.
La mort apparente de
Jésus et la réanimation postérieure avec l'aide de la médecine des Esséniens
ont connu une autre variante dans l'oeuvre des Allemands Holger Kersten et
Elmar Gruber. D'après ceux-ci, les analyses au carbone par lesquelles on estima
que le suaire de Turin n'était pas une relique authentique furent falsifiées
par le Vatican, parce qu'il ne convenait pas que l'on sût la vérité: en
réalité, le suaire révèle que Jésus n'était pas mort. La théorie de la
falsification des analyses a été adoptée et diffusée par certains catholiques
avec des intentions qui n'ont rien en commun avec celle des auteurs en
question.
En notre milieu on a
connu l'oeuvre de Dalmiro Sáenz, Cristo de pie [Le Christ debout][7].
C'est un roman d'apparence historique, dans lequel se révéleraient des données
de la vie authentique d'un Jésus essénien, dont les documents seraient demeurés
cachés à Qumran et que l'on n'aurait pas encore fait connaître. Comme dans les
autres cas, une fantaisie totalement incompatible avec ce que l'on sait
aujourd'hui des manuscrits.
Dans toutes ces oeuvres
il apparaît que, sous une forme ou sous une autre, les doctrines du
christianisme existaient déjà à Qumran et que l'Évangile n'a apporté rien de
nouveau. En 1950, peu d'années après les découvertes, le professeur André
Dupont-Sommer, de la Sorbonne, soutint qu'il fallait chercher à Qumran les
origines du christianisme[8].
En d'autres cas, ces auteurs présentent les similitudes de forme et de contenu
des textes pour en déduire immédiatement qu'il s'agit d'une identité. Enfin,
d'autres se limitent à affirmer que Jésus a appris sa doctrine dans la
communauté de la Mer morte, mais sans présenter aucun document pour appuyer
cette affirmation. Les oeuvres publiées en France par Gérald Messadié[9]
appartiennent à cette catégorie.
La lenteur à publier -
pour les motifs mentionnés plus haut - a été critiquée également par d'autres
experts, mais l'explication selon laquelle on la devrait à un
"complot" est le fruit de l'imagination, vu que l'édition dépend
également de spécialistes non chrétiens qui n'ont jamais parlé de son existence.
Bien plus, les membres du comité interconfessionnel responsable de la
publication, dont faisait partie également J. Allegro, présentèrent une lettre
dans laquelle ils s'opposaient aux affirmations de ce professeur. Enfin,
l'édition totale des manuscrits a révélé qu'il ne s'y trouve rien qui mette en
danger la foi des chrétiens. Voire, ils peuvent être lus en version espagnole
depuis plusieurs années. Le professeur Florentino García Martínez a publié en
1992 la traduction complète des manuscrits non bibliques, édition qui
ultérieurement a été retraduite en d'autres langues[10].
Manuscrits chrétiens à Qumran
Le père José
O'Callaghan, professeur jésuite de Rome, a donné involontairement une forte
impulsion à l'affirmation selon laquelle les habitants de Qumran étaient les
premiers chrétiens, en annonçant qu'il avait identifié des textes du Nouveau
Testament parmi le fragments de la grotte 7. Celle-ci, découverte en février
1955, attire l'attention des chercheurs, parce que, contrairement aux autres,
elles contient seulement des papyrus (il n'y a pas de parchemins), qui sont
rédigés seulement en grec (pas de textes en hébreu ni en araméen). Les
fragments que l'on a pu facilement identifier parce qu'ils comprennent des mots
ou des phrases entières appartiennent à l'Ancien Testament (la Septante). Le
père O'Callaghan s'est penché sur les fragments minuscules qui contiennent
seulement quelques lettres et qui, à cause de cela, offrent une plus grande
difficulté pour leur identification. Dans des conférences et des publications,
de même que dans l'édition de son livre en 1974[11],
ce chercheur présenta l'hypothèse que neuf de ces fragments appartenaient -
avec différents degrés de certitude - aux livres du Nouveau Testament.
Aujourd'hui, la discussion se limite au fragment 7Q5, qui serait à peu près de
l'année 50 après Jésus Christ, et qui, selon le père O'Callaghan, contiendrait
le texte de Mt 6, 52-53.
Cette hypothèse,
amplement discutée, est acceptée par certains et rejetée par d'autres. Le
problème consiste à savoir si quelques lettres peuvent donner la certitude qu'à
Qumran on trouve des textes du Nouveau Testament. Il semblerait qu'à l'aide
des ordinateurs on a pu prouver scientifiquement que dans les livres écrits en
grec actuellement connus, le groupe de lettres en question ne peut appartenir à
nul autre qu'à l'évangile de Marc. S'il en est ainsi, l'hypothèse d'O'Callaghan
est possible et satisfait beaucoup de scientifiques. D'autres, en revanche, la
rejettent, comme c'est le cas pour l'Institut de critique textuelle de Münster
(actuellement la plus importante). Les professeurs E. A. Muro et E. Puech sont
arrivés à la conclusion qu'il s'agit d'un fragment de l'apocryphe Lettre de
Henoch[12]. Le
professeur Harmut Stegeman, de l'université de Göttingen, présente cette
hypothèse de lecture du même papyrus[13].
Ce même auteur a publié ultérieurement un volume dans lequel il traite
amplement et profondément de ce thème[14].
Mais, ce qui dans la
discussion scientifique paraît une possibilité a été renversé par quelques-uns
et présenté comme une certitude dans un cadre complètement différent. Des
représentants des fondamentalistes actuels ont brandi l'affirmation selon
laquelle l'évangile de Marc est antérieur à l'an 50, comme garantie que les
évangiles contiennent un compte rendu littéral de ce que Jésus a fait et dit,
rédigé immédiatement après les faits. On attaque ainsi toute affirmation selon
laquelle les évangiles présenteraient Jésus perçu à partir de la foi et de la
prédication de l'Église. En retraçant la date de la composition de l'évangile
on vise à exclure la possibilité d'un approfondissement théologique et d'une
élaboration de la part de la communauté et des écrivains, processus aujourd'hui
admis par tous les théologiens et aussi par le magistère de l'Église catholique[15]
.
Un des plus ardents
défenseurs de l'hypothèse du père O'Callaghan est le papyrologue allemand
Carsten Peter Thiede, qui récemment a élargi le champ de sa recherche en
l'étendant au papyrus P64, fragment de l'évangile de Matthieu qui se
trouve au Madgalen College d'Oxford. Ce papyrus a été daté comme appartenant
approximativement à l'an 200, mais le professeur Thiede affirme qu'il est de
l'an 50 et établit une relation avec la datation du papyrus de Qumran étudié
par le père O'Callaghan. Dans la présentation de son nouveau livre sur le
sujet, le professeur Thiede donne une description caricaturale des positions
actuelles par rapport à l'origine des évangiles, comme si la supposition que
ceux-ci auraient été écrits à partir de traditions orales entraînait une
négation de l'historicité des faits racontés. Seule la datation offerte par
Tiede offrirait une garantie de véracité. Cette hypothèse fut livrée au grand
public au moyen d'un article du Figaro Magazine (14-4-1995, P. 80-81),
qui porte le titre suggestif de "Et si les évangiles étaient un
reportage?" Un tir à la verticale contre l'enseignement de Vatican II.
Mais quand le professeur Thiede exposa sa découverte dans une revue
scientifique spécialisée, ses expressions furent différentes: "On peut
soutenir que le papyrus de Matthieu pourrait être de la fin du 1er
siècle, quelque temps après la destruction du Temple de Jérusalem (en 70 après
Jésus Christ), et non à la fin du 2e siècle[16].
La présente vision de
l'ensemble des publications, surtout sensationalistes, sur la publication et le
contenu des manuscrits de Qumran pourra donner quelque idée du peu de sérieux
avec lequel les médias diffusent certaines informations, présentant une
affirmation donnée en l'étiquetant de "scientifique". Tout en gardant
le secret sur les travaux responsables et leurs résultats, ils détachent et
lancent dans le public des informations dénuées de fondement, qui en général sont
présentées avec des titres qui semblent délibérément choisis pour troubler les
croyants peu au courant de la matière. Tandis que ces publications n'apportent
rien à la science ni à la religion, on constate avec peine qu'elles ne servent
qu'à assurer de nombreux gains à ceux qui les produisent.
Il faut faire
ressortir, en revanche, le travail de spécialistes comme les professeurs Otto
Betz et Rainer Riesner, de l'université de Tübingen (Allemagne), qui avec leur
livre Jesús, Qumrán y el Vaticano[17],
ou César Vidal Manzanares avec Los essenios y los Rollos del Mar Muerto[18],
ont contribué à clarifier la situation. La même chose peut être dite de la
collection d'études sur le sujet, par divers spécialistes de renommée internationale,
publiés sous la direction de James H. Charlesworth[19]
. On doit à ces livres une grande partie de ce qui figure dans le présent
travail. Entretemps, l'étude du contenu des manuscrits, loin de se révéler
inquiétante, continue de fournir une aide considérable aux spécialistes de
l'étude du Nouveau Testament, pour qui la connaissance de ces textes est
devenue une matière obligatoire, puisqu'elle élargit le panorama d'un grand
secteur du monde religieux de l'époque où a pris naissance le christianisme.
Leur lecture permet de percevoir que dans leur organisation et leurs croyances,
l'une et l'autre communauté présentaient de grandes ressemblances, en même
temps que de grandes différences. Ce
qui permet d'apprécier la grande originalité de l'Évangile.
Monseñor Luis Heriberto Rivas
Sacerdote diocesano de la Arquidiócesis de Buenos Aires
Licenciado en Teología
Licenciado en Sagradas Escrituras
Profesor Titular de Sagradas Escrituras en la Facultad de Teología de la
Universidad Católica Argentina
Rodríguez Peña 846
1020 Buenos Aires
Argentine
Téléphone et télécopieur:
(54-11) 4812 2948
[1] M. Baigent - R. Leigh:
Le scandale des rouleaux de la Mer morte, édit. Martínez Roca, Barcelone, 1992.
[2] E.
Wilson, Les rouleaux de la Mer morte, édit. Fondo de Cultura Económica,
México. L'historicité de Jésus et les rouleaux de
la Mer morte, édit. Rescate, Buenos Aires.
[4] Neil
Asher Silberman, La guerre des rouleaux de la Mer morte, édit. Martínez
Roca, Buenos Aires.
[9] G.
Messadié, El hombre que se convertió en Dios [L'homme qui s'est fait
Dieu] , édit. Martínez Roca.
[11] J.
O'Callaghan, El Nuevo Testamento en Qumrán? [Le Nouveau Testament à
Qumran?], Reseda Bíblica 19 (1998) 63.
[12] F.
García Martínez, El Nuevo Testamento en Qumrán? [Le Nouveau Testament à
Qumran?], Reseña Bíblica 19
(1998) 63.
[13] O. Betz
- R. Riesner, Jesus, Qumran and the Vatican [Jésus, Qumran et le
Vatican], RCM Press, London,
123 (il en existe une version espagnole, Herder, Barcelone).
[14] Harmut
Stegeman, Los esenios, Qumrán, Juan Bautista y Jesús [Les Esséniens,
Qumran, Jean- Baptiste et
Jésus], Trotta, Madrid, 1996.
[15] Sur ce
problème: Graham Stanton, La verdad del evangelii? [La vérité de
l'Évangile?], Verbo divino,
Estella (Navarra), 1999.